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Lecture Maniaque: l’art de la Simplicité!

Hello à vous, amis maniaques!

Nous y voici donc enfin… Hé oui, il m’a fallu du temps pour arriver jusque là…

Car aujourd’hui, je vous propose de retourner au pays du soleil levant…

Voici donc la tant attendue critique littéraire de :

art de la simplicité

L’Art de la Simplicité

par Dominique Loreau

Edt Marabout, 2005, 316 p.

Pourquoi cette lecture ?

Bon, ben à force d’entendre tout le monde me dire « Lis ce bouquin, il est top! » , « C’est un classique« ,  fallait bien que je me le procure, non ? Et puis, je n’allais pas risquer d’être l’inculte de la blogosphère…

J’en avais d’abord repéré un exemplaire dans un magasin de seconde main, mais la lectrice précédente l’avait tellement rempli d’annotations qu’il n’avait plus rien de minimaliste, à mon goût.
J’ai donc acheté la version poche à 6,50 euros, toute belle et propre. Je sais, c’est pas bien, mais bon, je suis quand même un chouia Maniaque, non…

 

L’auteure

Je pense qu’on ne la présente plus (j’en avais d’ailleurs déjà parlé dans la critique littéraire de l’art des listes), mais je vais quand même me laisser tenter, si vous le permettez, sur un air de Soeur Sourire…

Dominique, nique, nique

S’en allait tout simplement,

Routier, pauvre et chantant

Elle s’installa au Japon 

Se cultiva comme les nippons

Et venda des vrais cartons…

Ok, j’arrête. C’est trop bête. J’avoue.

source: babelio

Essayiste française qui vit depuis la fin des années 1970 au Japon, où elle propose des séminaires destinés à ceux qui veulent simplifier leur vie, Dominique s’est fait connaître grâce au présent ouvrage,  L’Art de la simplicité, paru en 2005 chez Laffont.

Je vous propose de poursuivre en musique (sinon vous aurez ce stupide air en tête toute la journée)…

Le pitch

Alors, ce bouquin nous propose de découvrir un mode de vie zen, directement issu de l’art de vivre japonais, reposant sur le principe du « moins pour plus » appliqué à tous les domaines.
Le livre est articulé en trois parties :

  • Matérialisme et minimalisme
  • Corps
  • Mental

Matérialisme et minimalisme

Dans cette première partie, Dominique nous expose les excès du matérialisme (encombrement, poids des possession), les avantages pratico-pratiques du minimalisme, ainsi que la facette « esthétique » du minimalisme.

En gros, voici ce que j’en retiens :

  • Moins on a, plus on est libre et épanoui.
  • Gaspiller veut dire jeter quelque chose dont on peut encore faire usage. Si l’on jette ce qui ne sert pas, on ne gaspille pas. C’est en gardant cette chose, au contraire, qu’on gaspille !
  • Enrichissez plutôt votre corps de sensations, votre coeur d’impulsions, et votre esprit de principes que votre vie d’objets.
  • Le mot anglais « CLUTTER » vient du mot « CLOG », qui signifie caillot. Le désordre bloque le bon fonctionnement d’un intérieur.
  • La simplicité, c’est l’union parfait de ce qui est beau avec ce qui est pratique et approprié. Rien ne doit être superflu.
  • L‘ordre économise le temps et soulage la mémoire.

art de la simplicité

C’est cette phrase que je préfère (on se demande pourquoi…) : « Les femmes qui portent du noir ont une vie colorée« . Il faudrait qu’elle répète ça à ma mère, elle qui me reproche toujours mon look « dépressif »… hi hi

Corps

Après notre milieu de vie, Dominique s’attaque à notre enveloppe externe: le corps. Pour ce faire, elle aborde trois aspects : la beauté, les soins et l’alimentation.

La beauté

Etre beau, c’est d’abord être soi. Sachez donc d’abord qui vous êtes vraiment, puis appliquez-vous à lui ressembler. Trop facile, quoi…!

Bon, quoi d’autres…

Ah ! « Quand on prend soin de son corps, on prend soin de son esprit. On peut alors prendre soin des autres. » Donc, au fond, toutes ces starlettes de la téléréalité, elles font des BA, quoi, en nous amusant.

Récapitulons son plan d’action pour, nous aussi,  devenir une top biche :

  • Acheter un miroir sur pied (ben oui, il faut s’affronter intégralement, jusqu’au bout des petits orteils): cet outil vous permettra de vous exercer à supprimer rictus, manies et à perfectionner vos gestes et expressions !
  • Investir dans un bon pèse-personne.
  • Dormir : mais sans Temesta, et sans 3 verres de vin, hein… sinon c’est de la triche…
  • Arrêter le café (glurps).
  • Cultiver la joie de vivre, par la marche, la cuisine, les bonnes blagues tout en maintenant un sourire entièrement détaché.
  • Se procurer (encore) un carnet pour noter, dans la joie et la bonne humeur :
    • poids (mais garder toujours votre sourire entièrement détaché, hein…)
    • nom des produits de beauté préférés
    • recettes de beauté
    • problèmes de santé à résoudre
    • dates de visites médicales

Les soins

Alors, comment avoir un corps de minimaliste ? La réponse est dans le nom, non ? Less is best, my friends !

Donc, voici (si j’ai bien compris), le top 5 des produits de beauté minimalistes :

  1. L’eau glacée
  2. Le savon au miel
  3. Les restes de thé
  4. L’huile de votre salade
  5. il n’y a pas de 5: débrouillez-vous avec les 4 autres.

Pour avoir un look parfait, il faut s’aérer, se payer un coiffeur régulièrement, se faire une manucure maison dès qu’on a le temps (mais ça, on l’aura puisqu’on perdra plus notre temps avec le maquillage), pratiquer de l’exercice physique (ben le yoga tiens, bête question), et SURTOUT se laver les yeux… oui, oui. Les yeux… Figurez-vous que cela les reposerait ! En plus, c’est trop facile, vous trempez votre tête 30 secondes dans votre aquarium !  Ainsi vous dites « coucou » à Maurice par la même occasion. Sympa, non ?

Pour conclure ce soin beauté zen, pensez à vous brosser le corps ! Oui, avec une brosse genre pur poil de sanglier… Ok, j’avoue. J’ai essayé. Et dans le genre, « je me scarifie », il n’y a pas mieux ! Après réflexion, je pense que je vais plutôt acheter un gant de crin. Au moins, j’aurai moins l’impression d’être une guenon poilue qui se lisse le poil. Mais c’est une question de point de vue.

brosser le corps

L’alimentation

Le chapitre consacré au Big Mac Minimaliste commence très fort…

« Grossir, c’est mourir un peu »…

Ok. Tout va bien… On n’y va pas de main morte, ici.

Trois pages, plus loin: « Allégez vos repas et vous allongerez votre vie ».

Punaise, cela sent vraiment l’extrémisme alimentaire ici. Etant lancée, je ne pouvais plus m’arrêter. Mais j’ai vraiment eu du mal avec ce chapitre, je dois l’avouer.

Jugez donc par vous-même :

  • Un bébé est souple car il n’a pas encore ingurgité de toxines…
  • L’effet des fibres restera nul si vous mangez trop ou des aliments gras. Les aliments gras ou acides neutralisent la digestion qui reste incomplète, d’où la putréfaction.
  • Le vinaigre a le pouvoir d’éliminer les protéines en excès et possède exactement les mêmes propriétés que la pomme. Il dissout les toxines bloquées dans les articulations, apporte du potassium à l’organisme et assouplit le corps.
  • Une cure magique pour neutraliser l’acidité est celle du citron (…) onze citrons le onzième jour puis régresser d’un citron par jour (…) cette cure n’est pas trop déplaisante et se révèle presque miraculeuse, surtout pour les gens souffrant de diabète (!!!!)

Désolée, mais je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Je vais lui acheter un bon livre de médecine et quelques traités de « medecine-based » nutrition. La partie consacrée au jeûne (je n’ose même pas en proposer des extraits) est carrément affolante, voire criminelle.

Mes chers amis, si vous lisez ce livre, vous pouvez sans crainte sauter toute la partie consacrée à la nutrition. C’est du grand n’importe quoi.

Ou alors les japonais sont une autre espèce humaine. A vous de me le dire.

Sauf bien sûr si vous êtes du genre à croire à tout, et à dire que la sciences, c’est pour les geeks enfermés dans les laboratoires.

La seule chose fondée, c’est qu’on mange trop, et qu’on a tendance à manger quand on n’a pas vraiment faim (par ennui, tristesse, stress..). Non? C’est vrai? Ah, ça, je l’aurais pas deviné…

diététicienne

Le mental

Cette partie, c’est donc la psychothérapie à la sauce Dr Loreau.

En gros, les maux du corps sont indissociables de ceux de l’âme. Il faut s’occuper de soi, faire des efforts pour changer, afin de se libérer. Là, je pense que tout le monde sera d’accord.

L’écologie intérieure, c’est un travail interne de perfection de soi. On s’apaise le moral, pour gérer, ranger, organiser mieux nos pensées. Les raideurs de notre corps dérivent des raideurs de l’esprit (oui, ok mais il n’y a pas que ça...).

Il faut donc éliminer le stress, les soucis, l’inquiétude de nos pensées!

Moralité du jour: nous sommes ce que nous pensons ! (« Je pense donc je suis »…. cela vous dit quelque chose…? )

Surveillons donc toutes nos pensées négatives! Comment?

  • Grâce à une nourriture saine
  • En bougeant, s’oxygénant, nageant
  • En s’octroyant quelques soins, du plaisir
  • Par le respect de l’horloge biologique
  • Via le bâillement et le rire (vu que j’ai bâillé un certain nombre de fois en lisant ce truc, ça va, tout va bien)

 

art de la simplicité

Par contre, je ne suis pas certaine que le monde psychiatrique adhèrera avec son approche de refouler les traumatismes et ne surtout pas en parler … J’aurais cru que c’est au contraire la parole (ou l’écriture) qui libère.

 

Mon avis humble et entièrement subjectif

Ok, ok… je sais que c’est une référence en matière de minimalisme… Un nom incontournable. LA précurseuse de Marie Kondo…

Je devrais donc aimer le bouquin.  Ce serait presque une obligation.

 

Et ben, non.

Je le vois comme une carte postale d’un joli paysage japonais. C’est tout mignon, tout plein. Sauf qu’à l’arrière, quelqu’un a écrit, à coups de citations et métaphores, un texte compliqué, moralisateur, sexiste, qui perd tout son sens dès que l’on constate que son auteur rejette toute forme de vérité scientifique à la sauce occidentale.

Afin de ne pas avoir (trop) l’impression d’avoir jeté mon argent par la fenêtre, je vais en retenir ces quelques citations, qui, elles, me plaisent bien et me parlent:

  • Tout ce qui arrive est là pour nous apprendre quelque chose.
  • Vous êtes la personne qui vit aujourd’hui. Cessez de penser que la personne que vous étiez hier est celle que vous devez être aujourd’hui.
  • Plus vous insistez sur ce que vous ne voulez pas, plus vous lui donnez de l’emprise.
  • Savoir dire non à quelqu’un pour pouvoir dire oui à vous-même.
  • Le doute est un gaspillage d’énergie qui entrave l’aboutissement d’un projet.

 

Conclusion

Veuillez m’excuser, chers amis maniaques minimalistes, si je n’ai pas couvert cet ouvrage des éloges qu’il mérite à vos yeux. Je suis peut-être déjà trop blasée.

Ou alors je suis trop préformatée par la vilaine société occidentale. A vous de me le dire.

Mais, moi, je suis un peu comme Saint Thomas. Je crois ce que je vois. Ce qui est vérifiable. Ou en voie de l’être. Ou même plausible.

On en reparlera peut-être plus tard…

Entretemps, je vais voir mon psy…

   

 

 

 

A bientôt pour une nouvelle lecture Maniaque !


 

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