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LECTURE MANIAQUE: L’art du désencombrement

Hello à vous, amis maniaques!

 

Vous allez bien?

Alors, je sais que vous croulez littéralement sous les livres à lire (moi aussi d’ailleurs), mais nous voici de nouveau avec une nouvelle lecture à vous proposer !

Car aujourd’hui, nous vous servons comme plat de résistance:

art du désencombrement

L’art du désencombrement

Se libérer de l’inutile pour vivre plus léger

par Alice Le Guiffant et Laurence Paré

éditions Jouvence, 2009, 191 p.

Les auteurs

Alors, ici nous avons affaire à  deux nanas qui avaient créé un blog: Les Chroniques (pfff encore des chroniques…) de deux consommatrices repenties. Bon, je ne l’ai pas retrouvé sur le Maniaque Net. Il avait été remplacé par un autre, aussi disparu de la circulation. Dommage…

Elles ont par ailleurs deux cahiers d’exercices à leurs actifs:

  • Petit cahier d’exercices de simplicité heureuse
  • Petit cahier d’exercices pour se désencombrer de l’inutile

Alice, l’accumulatrice écolo…

source: éditions jouvence

Après des études littéraires (lettres, anglais) Alice Le Guiffant devient professeur des écoles.

Mère de deux enfants, elle se penche depuis plusieurs années sur les questions d’écologie, sociale, familiale et relationnelle, qu’elle essaie de mettre en pratique dans sa vie quotidienne.

Par ailleurs, elle a animé des stages de communication non-violente et des ateliers de simplicité volontaire.

Ses autres bouquins sont:

  • Mon programme Feng Shui
  • Inventer des histoires pour les enfants

Laurence, la consommatrice repentie…

source: octopousse

Après des études de lettres et de commerce, Laurence Paré travaille pendant six ans dans le milieu du marketing.

Acheteuse compulsive et fashion victime, elle décide un jour de reprendre ses études et devient professeur de lettres.

Elle s’intéresse alors à l’écologie, à l’éducation alternative et à la simplicité volontaire.

Mère de deux enfants, elle a publié des articles dans la revue Grandir Autrement.

Le pitch

Ce livre permet de découvrir, par le biais du désencombrement, la simplicité volontaire,  philosophie de vie qui interroge sur nos véritables besoins et la juste façon de la combler.

Celle-ci incite à dépasser l’idée, insidieusement répandue par les publicitaires, que posséder toujours plus rend indiscutablement plus heureux.

Les promesses:

  • Consommateurs frénétiques, accumulateurs, bordéliques… Rassurez-vous. Vous êtes sur le point de reprendre du pouvoir sur votre vie!
  • Connaissez des bonheurs plus simples, moins matériels!
  • Découvrez un chemin vers vous-même!

 

Pourquoi ce livre ?

Bon, ben mes chers lecteurs attentifs, vous n’êtes pas sans savoir que je subis en ce moment une espèce de métamorphose, de mue, si vous voulez…

Ainsi, lentement mais sûrement, l’écureuil se transforme en hirondelle, légère comme le vent…

désencombrement

Après avoir été illuminée par Minimalisme, je pense donc que je suis prête à m’attaquer à de la littérature plus sérieuse (L’art des listes ne m’a visiblement pas suffi).

Faites donc venir l’Art de l’essentiel, Le bonheur est dans le peu et autre Infiniment peu

Je me sens d’attaque !

Qu’ils garnissent gaiement mes étagères…

Ahhhh ! …

Quoi, je me contredis?

Meuh, non! Cet encombrement-là, c’est pour la bonne cause!

 

Sommaire

Alors, le bouquin est divisé en deux parties:

  • La première : Qu’est-ce que la simplicité volontaire?
  • La deuxième: Le désencombrement, un pas vers la simplicité volontaire

On rentre d’ailleurs tout de suite dans le vif du sujet, par cette citation de Lao Tseu :

Celui qui sait qu’il possède assez est riche

Je pense que tout est dit.

désecombrement maniaque

Qu’est-ce la simplicité volontaire?

Cette première partie, c’est la partie « wikipedia » du bouquin. Elle explique la simplicité volontaire, son histoire, ses avantages sur votre bien-être.

Car bien que cette expression n’apparaisse pour la première fois qu’en 1936, la simplicité volontaire, pratiquée par la plupart des fondateurs des grandes religions de ce monde, serait aussi vieille que la société occidentale.

Ce terme sera surtout popularisé en 1981 par Duane Elgin, dans son livre « Voluntary simplicity: toward a way of life that is outwardly simple, inwardly rich ».

Le chemin vers la simplicité volontaire passe inévitablement par le désencombrement.

Désencombrer c’est :

  • Faire le vide en soi et autour de soi pour ne garder que l’essentiel.
  • Réévaluer sa vie à l’aune de cette grande question : « Qu’est-ce qui est véritablement important pour moi au fond? »
  • Décider qu’à partir de maintenant, ce sont les êtres animés qui feront le sel de notre vie.
  • Réduire ses dépenses, améliorer ses finances.
  • Gagner en temps, en efficacité, en énergie et en tranquillité d’esprit.

 

Mais pour y arriver, il faut arriver à se libérer de la pression marketing et à choisir en toute conscience et avec plaisir les objets qui nous entourent.

Faites donc venir la décroissance et le minimalisme!

minimalisme

Par ailleurs, au delà de l’aspect purement matériel, le désencombrement permettra de poser un autre regard sur votre vie professionnelle, sociale et domestique. Il permettra de savourer le temps autrement, de ne plus le perdre à chercher ces milles et uns objets qui nous pompent tout notre temps et notre argent.

 

Le désencombrement: un pas sur le chemin de la simplicité volontaire

La seconde partie du bouquin se veut un guide pour nous accompagner dans le désencombrement.

Mise en condition:

Pour commencer le désencombrement, il faut:

  • Analyser la situation: regardez autour de vous. Idéalement il ne faudrait être entouré que de choses justement et lentement choisies, pour se sentir exactement à sa place dans le lieu le plus important pour vous: votre maison.
  • Y aller doucement: commencez par des petites zones, ne contenant pas trop d’objets sentimentaux.
  • Etre en forme! Un solide petit déjeuner, vos vitamines et une bonne séance de méditation.. C’est parti!
  • Prévoir le temps nécessaire, et le bon moment: idéalement un jour où les oeuvres caritatives sont ouvertes! (et non un dimanche comme Leila le conseillait…)
  • S’équiper:
    • sacs poubelles
    • bacs de recyclage à papiers
    • cartons
      • « donner »
      • « vendre »
      • « ranger »
    • votre BFF ou autre coach, idéalement bordélique, comme ça vous vous motivez mutuellement!

Arbre décisionnel: 

Bon, ben, je suppose que je ne vous apprendrai rien en disant qu’il faut prendre les objets, un à un et se poser toute une série de questions existentielles profondes à leur sujet..

art du désencombrement

Alors, là où c’est vache, c’est qu’en aucun cas on peut reposer un objet avant d’avoir pris une décision ferme et définitive à son sujet !

Vous avez peur de jeter trop? Pensez donc à ce joli proverbe japonais:

Trop est pire que peu.

 

Vos bonnes intentions pour le reste de votre vie…

Lors de la phase de désencombrement, on s’arme déjà pour l’avenir:

  • Surveillez les endroits où les piles ont tendance à s’amonceler.
  • Repérez les zones et les objets à problèmes.
  • Prévoyez déjà dans votre agenda des sessions régulières de désencombrement.
  • Ne jetez jamais vos caisses de tri. Choisissez-les donc rigides et durables!

 

Inventaire des pièces

Après cette théorie du désencombrement pour les nuls, voici la visite guidée de votre somptueuse demeure, caisses de tri à la main.

  • L’entrée
  • La cuisine
  • Le salon/salle à manger
  • La paperasse
  • La bibliothèque, vidéothèque, cédéthèque
  • La chambre et la penderie
  • La chambre des enfants et leur salle de jeux
  • La salle de bains
  • Les espaces de rangements: cave, placards des couloirs, garage, grenier, dépendances…

Ces derniers sont les endroits où il faut être particulièrement vigilant, car ils sont naturellement destinés à accueillir les objets rarement utilisés et les vieux souvenirs. Savoir que vous avez en permanence ce bazar accumulé se révèle inconsciemment fatiguant.

 

Sort des objets délestés

Après ce passage en revue des pièces, nos coachs en rangement nous donnent des conseils de délestage des objets.

Réutilisation, vente, don et recyclage… tout est passé sous leur loupe écolo-maniaque.

art du désencombrement

Et après? 

Ben après, on s’arme pour l’avenir, pardi! »

  • D’abord,  on prend conscience que c’est pas de notre faute, mais celle de la vilaine société qui nous pousse à consommer de plus en plus.
  • Ensuite, on tente de repérer, dans nos achats, à quel besoin ou envie on succombe. Pour nous aider, un petit interrogatoire « pré-achat » est proposé. Je vous proposer de l’imprimer (avec votre super nouvelle imprimante top méga fonctionnelle), de la plastifier (avec cette jolie contrecolleuse achetée en présolde méga avantageuse)  et de la ranger dans votre nouveau sac à mains (trop mimi et girly, et surtout dernier cri), de la même couleur que vos nouveaux escarpins et que votre voiture flambant neuve…
  • Pas convaincu? Deux garde-fous sont suggérés pour lutter contre les achats impulsifs:
    • une liste de 30 jours: notez systématiquement vos envies, leur prix et le nombre d’heures de travail que cela représente pour vous. A la fin du mois, vous vous rendrez compte de votre économie!
    • un moratoire sur les achats: pendant minimum 15 jours, vous n’achèterez que de l’alimentaire et de l’indispensable pour faire tourner la maison.
  • Mais surtout ! Evitez les tentations: magasins, publicités seront fuis comme de la peste!
  • Votre devise préférée sera : Un acheté = un sorti !
  • Pensez à louer ou emprunter du matériel, plutôt qu’à l’acheter. Oui, même votre voiture chérie …

 

Mon avis humble et entièrement subjectif

Mon avis sera particulièrement subjectif, car j’avoue ne pas avoir à ce jour encore beaucoup lu de livres sur le minimalisme.

Celui-ci est en tout cas très agréable à lire, très fluide, très clair. On est assez loin du style un peu intello de Dominique Loreau (comprenez… je n’ai pas dû trop me concentrer, entre les cris des enfants, mon smartphone qui bipait régulièrement, et ma nature dissipée) et du style planant à l’opium de Kondo.

J’ai vraiment savouré l’introduction relative à la dictature des objets, encouragée par nos politiques.

En voici quelques extraits:

  • « Réussir sa vie » passe pour beaucoup par l’obligation de posséder plus. 
  • Dans une société comme la nôtre, posséder, c’est exister. 
  • Travailler moins, gagner moins, consommer moins seraient synonymes de paresse, de marginalisation, de déchéance sociale. 
  • La consommation est devenue une unité de mesure du moral. 

Ce genre d’affirmations poussent vraiment à réfléchir.
Perso, j’ai adoré.

Pour la suite, le bouquin parle du désencombrement, mais incite également à s’y mettre. Ce qui est très bien. Rien de tel que du passage à l’action!
Par contre, même s’il n’est (heureusement) absolument pas moralisateur,  je le trouve par moment un tantinet excessif… Dire que l’on peut se passer d’un téléphone portable, ce n’est pas vivre avec son temps. Ok le bouquin a 8 ans, me direz-vous, mais quand même! Cela fait 18 ans que j’ai des téléphones portables. Je ne l’ai jamais considéré comme du superflu.

Bon, ok.  Personne ne m’oblige à le consulter toutes les dix minutes… Je sais. Un peu de déconnection ne ferait pas du mal, de temps à autres.

 

Enfin, pour conclure, je vous donne feu vert pour l’acquérir!  Il a même des petits dessins… et vous savez que j’adore ça 🙂

art du désencombrement

A bientôt pour une nouvelle critique littéraire Maniaque !

 


Vous voulez l’acheter? Cliquez sur ce lien :

 
 

 

 

Un commentaire sur « LECTURE MANIAQUE: L’art du désencombrement »

  1. tiens c’est bizarre je ne l’ai pas encore lu celui-là pourtant la liste commence à être longue mais j’ai peur qui’l soit un peu redondant avec mes précédentes lectures.
    merci pour cette critique argumentée, très intéressante et tellement plus humoristique que les miennes! il est vrai que je ne sais pas dessiner et que je n’ai pas d’humour paraît-il…
    Marie
    moi aussi j’ai aimé minimalisme de judith crillen
    http://funaig.canalblog.com/archives/2017/03/12/34999488.html

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