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Lecture Maniaque: Le Minimalisme façon Judith

Hello à vous, amis maniaques,

Quand j’ai commencé cette grande saga littéraire, je vous avais promis un avis entièrement objectif de toutes mes lectures maniaques. Et c’est ce que j’ai fait jusqu’à présent. Faut dire que c’est pas bien compliqué quand on ne connait pas la personne de l’autre côté de la plume. Ou du clavier.

Mais aujourd’hui, cette promesse va être mise à rude épreuve…
Car aujourd’hui je vais vous parler du dernier né de ma grande copine Judith…
mamansorganise

MINIMALISME par Judith Crillen

Editions Rustica,  2017,  141 pages.

 

Elle m’annonçait sa venue imminente il y a des mois. On l’attendait avec impatience. Aujourd’hui, il est né… Félicitations!

  • Poids: 271 grammes
  • Taille: 22 cm
  • Papa, Maman et grand frère Detox sont très fiers de vous le présenter. Voici Minimalisme ! (Mini pour les intimes)

 

L’auteure

Mais avant toutes choses, on va quand même commencer par une ch’tite présentation de la nana qui nous a pondu ce livre…

Elle s’appelle donc Judith.

La bonne copine. La fille sympa que l’on ne peut qu’aimer. Toute calme, discrète, gentille.

Tout le contraire de moi, quoi.

Je l’ai rencontrée dans la cour de récréation de nos enfants, également appelée « cour de bavardages des mamans », en cette douce année 2007. Cela fait donc, si je compte bien, dix ans qu’on se connait et que nous sommes amies.

Dix ans qu’elle me sourit quand je me lance dans un de mes (nombreux) coups de gueule. Dix ans que je la vois toujours réfléchir pour trouver les mots justes, répondre posément, calmement, intelligemment.

Un beau jour, suite à la menace imminente de longues files sur le magnifique ring (absolument pas encombré…) de Bruxelles, elle a décidé de quitter son boulot de geek au féminin pour se consacrer à des projets qui lui tenaient à coeur. Depuis, son QG, c’est chez elle,  où elle combine Geek Attitude et Folie Organisationnelle à la sauce Zen. Et cela semble lui réussir assez bien !

De sa nouvelle vie est née en 2016 un premier bébé: « Detox ta maison », petit livre tout simple, tout léger, pour nous apprendre à nous organiser au quotidien. C’était par ailleurs une de mes premières lectures maniaques. Je vous en reparlerai …

Mais revenons à ce nouveau-né.

Maman Maniaque qui lit un livre sur le minimalisme? Heuuuuuu….

Alors, vous n’êtes pas sans savoir que je ne suis pas minimaliste. Pour vous rafraîchir la mémoire, vous pouvez lire cet article ou encore celui-ci

J’ai en effet depuis la plus tendre enfance la fâcheuse tendance à acheter, récupérer, conserver, collectionner… tout en maintenant ce joyeux monde parfaitement ordonné, bien entendu. Ce trait de caractère n’est d’ailleurs pas fort découragé par papa Maniaque, qui est de nature encore plus dépensière que moi.

Par contre,  et ça c’est tout nouveau pour moi, au fil de mes lectures,  j’ai été envahie d’une étrange et mystérieuse fièvre.

La fièvre du désencombrement.

Car j’ai réalisé que ce que moi j’appelais un intérieur ordonné était en fait du fouillis en cage de luxe (le fameux « fouillis en cage » de Rita Emmett). En effet, si en apparence tout était propre et rangé dans des boîtes, tiroirs, etc… il n’en demeurait pas moins que je possédais beaucoup trop ! Et que mes petits brols parfaitement triés se retrouvaient au fond un peu partout dans la maison.

Toujours sous l’emprise de cette fièvre du désencombrement, je me suis même mise à m’imaginer minimaliste, un jour.  Et donc, ce livre tombe parfaitement à pic, ne trouvez-vous pas?

 

Le pitch

Alors, de quoi il parle, le bouquin de Judith?

Ben … de minimalisme, non?

Mais ce sous-titre, « La quête du bonheur et de la liberté par la simplicité » me fait quand même un peu douter…

Au fond, c’est un livre d’organisation ou un guide de self-help psychologique?

Car moi, à priori, je ne cherche pas un gourou pour me sentir zen et heureuse, non non, pour ça la Kondo et ses remerciements maladifs des objets qui nous entourent m’ont amplement suffi!

Non, moi, je veux juste voir comment épurer au max mon intérieur! Car, rappelez-vous, Papa Maniaque aime les intérieurs de musée d’Art Moderne. Et moi, j’aime me faciliter la vie en nettoyant.

Et ben raté… C’est pas le but du livre. Enfin, pas le but premier.

Le but du livre, enfin, si j’ai bien saisi, est de nous faire comprendre l’immense étendue que peut prendre la quête du minimalisme.

Moi quoi pensais que le minimalisme se limitait à son aspect purement architectural, j’étais bien loin de la plaque ! Merci, Judith, d’avoir remis mes pendules à l’heure…

 

Chapitre 1 : Qu’est-ce que le minimalisme?

Dans ce premier chapitre, Judith nous explique sa vision du minimalisme: comment elle le voit, ses préjugés, les types de minimalistes, ses bienfaits et son importance dans la simplification de la vie quotidienne.

Bon, ben déjà dès la première page, je me rends compte que j’ai, comme d’habitude,  les idées trop arrêtées. Je suis à fond dans le cliché « quatre murs blancs et aucune décoration » quand je pense au minimalisme. Cela en fait partie, certes, mais le minimalisme, c’est bien plus que ça.

Au fond, le minimalisme se résumerait à revenir à l’essentiel, en abandonnant le superflu, en privilégiant l’être sur l’avoir, la qualité sur la quantité.

Et ce à tous niveaux de la vie: les objets qui nous entourent, les relations (réelles ou virtuelles), les tâches ménagères, les aliments, les vêtements, les activités…

 

Chapitre 2: Le chemin vers le minimalisme

Visiblement, on ne nait pas minimaliste. Chères futures mamans, cela ne sert donc à rien de décorer la chambre de bébé de murs blancs et de n’acheter qu’un seul doudou, 2 pyjamas et un lange lavable!

Avouons que c’est d’ailleurs généralement assez mal barré dans ce monde où tout nous pousse à consommer de plus en plus.

On peut devenir minimaliste, plus ou moins rapidement, à partir du moment où l’on se pose des questions sur la qualité de sa vie, de son rythme effréné, de son manque de profondeur.

Judith nous raconte son chemin vers le minimalisme, en passant par trois étapes:

  • La prise de conscience

  • La séparation de nos peurs

  • Le passage à l’action:

    • Via des défis, tel le Minsgame
    • Par une consommation moindre, mais meilleure
    • En disant NON aux cartes de fidélités, aux soldes, aux bonnes affaires…

 

Chapitre 3: Le minimalisme au quotidien

Le minimaliste ne se contente pas de vider sa maison et d’emménager dans une mini-roulotte.

Ou une tente Quechua.

Ou un temple bouddhiste.

Dans ce chapitre, on rencontre Monsieur (ou Madame) Minimaliste. Rassurez-vous d’avance, son ton est plus sérieux que le mien…

  • Le minimaliste mange minimaliste. 

Exit le Macdo et la Pizza surgelée, mes amis! Le minimaliste consomme moins et mieux! Donc il achète peu, local et cuisine lui-même… avec une cuillère en bois et une casserole. Ses menus sont gérés d’une main de maître et il sait vous dire précisément ce qu’il a mangé le 3 décembre 1997. Le minimaliste gère, à fond.

  • Le minimaliste dépense minimaliste.

Le minimaliste veille à son porte-feuilles en toile de jute. Il ne dépensera jamais son argent en magnets à l’effigie des dernières vacances. Le minimaliste n’achète que ce dont il a besoin, après un délais minimal de réflexion de 72 heures. Ainsi, il se met progressivement de l’argent de côté pour s’acheter quelque chose à réelle valeur ajoutée. Qu’il n’achètera finalement jamais. Car le bonheur, ça ne s’achète pas!

  • Le minimaliste surfe minimaliste.

Le minimaliste a bien compris qu’internet lui pompe beaucoup trop de temps et d’énergie. Il optimisera donc son temps connecté.

Pour info, le minimaliste n’est joignable sur Facebook, Instagram, Twitter, Whatsapp, Linkedin que de 8h à8h30 et de 20h à 20h30, du lundi au vendredi. Pour pouvoir l’y joindre, un formulaire complet d’acceptation, avec certificat de bonnes vies et moeurs, devra être soigneusement rempli. Le minimaliste ne perd pas son temps avec des gens qui ne lui sont pas agréables.

  • Le minimaliste pollue minimaliste.

Le minimaliste est, of course, Eco friendly. Cela va sans dire. Car le minimaliste a bien compris que mère Nature ne pourra pas nous offrir ses ressources de façon illimitée. Le minimaliste consomme moins et pollue moins. Le minimaliste achète local, circule en vélo, possède des toilettes sèches et des panneaux solaires.

  • Le minimaliste s’occupe minimaliste.

Time is money. Et il l’a bien compris. Son agenda se voit donc allégé de toutes les tâches qui ne lui procureront pas de la joie et de la gratitude. Car le minimaliste sait que s’il se concentre sur 20% de ses tâches (les plus utiles), il gagnera en efficacité.

  • Le minimaliste côtoie minimaliste.

Dans le même ordre d’idées, le minimaliste purge ses relations. Volent à la trappe toutes les relations qui lui sont toxiques, inintéressantes, chronophages… Je sens que beaucoup de belles-mères se mettent à paniquer…

  • Le minimaliste se soigne minimaliste.  

Avec tout ce temps gagné, le minimaliste peut se concentrer davantage sur lui-même. Faites place à la méditation, à la gratitude, aux longs bains chauds et au sport !

 

Chapitre 4: Le minimalisme matériel

Haaaaa, du pratique ! Dans ce chapitre, Judith nous donne des astuces pour transformer notre foutoir en intérieur minimaliste. Elle parcourt notre domicile, du séjour à la salle de bains, en passant par la cuisine et la chambre à coucher.

Une attention toute particulière est portée à notre dressing et nos loisirs.

 

Chapitre 5: Voyager minimaliste

Maintenant que notre intérieur ressemble à une page de magasine de déco scandinave, on peut se reposer et penser à nos vacances. Mais pas n’importe comment, hein!

Le minimaliste voyage forcément léger. Et pour voyager léger, Judith nous conseille le bagage à mains comme unique valise. Oups, il faudrait pas qu’elle voie l’état de notre bétaillère quand on roule vers le sud…

Avant de partir, optimisez, mes amis! Renseignez-vous sur ce qui est disponible à votre lieu de destination: sèche-cheveux, draps, serviettes… Ainsi, cela vous évitera de vous charger inutilement comme des baudets.

La valise sera évidemment la moins chargée possible. Faites donc venir les savons solides, les 10 en 1, les mini-contenants…  et la coupe vaginale !

Glurps, Juju, ma chérie, désolée, mais là c’est trop pour moi! Sache que chez nous, les Maniaque, ce genre d’engin ne parvient pas à convaincre. N’oublie pas que nous sommes issus du monde hospitalier, de l’usage unique, du stérile… Je veux bien faire un effort, mais là c’est encore au-dessus de mes forces …

vacance minimaliste

 

Chapitre 6: Les freins au minimalisme et leurs solutions

Judith nous fait, comme dans tout bon mode d’emploi,  une check-list de « dépannage » en cas de soucis de passage à l’acte… Cette check-list propose des solutions dans diverses situations:

  • Que faire si on ne sait pas par où commencer?
  • Nos objets ont de la valeur. Qu’en faire?
  • Accro au passé, comment se défaire de ses souvenirs?
  • Que faire de ces objets « qui peuvent toujours servir »?
  • Et si vous n’aimez pas jeter?
  • Comment gérer la peur de manquer?
  • Comment gérer toutes ces tentations?
  • Et notre entourage, il fait avec?

Pour conclure, Judith nous expose ses 24 conseils à appliquer au quotidien.

Ce que j’en retiens

Bon, Judith jure que je suis un écureuil incurable, que le minimalisme c’est pas pour moi.

Je crains que je vais devoir lui donner raison, sur ce coup. Il y a un certain nombre de conseils que je me sens littéralement incapable d’appliquer. L’histoire de méditer et faire ses gratitudes en famille tous les soirs au souper, franchement, c’est pas trop pour moi. Je m’estime déjà contente quand tous les écrans sont éteints au repas.  Mais bon, qui sait, on y arrivera peut-être. Un jour.

Par contre, un certain nombre de conseils m’inspirent dès aujourd’hui afin d’améliorer mon quotidien. Voici donc ma to-do list:

  1. Me désabonner de toutes les newsletters publicitaires (p131)
  2. Trier (encore une fois) mes amis Facebook (p69)
  3. Arrêter de vouloir impressionner les autres (p25)
  4. Faire une soirée sans télé par semaine (p31, 70)
  5. Repérer mes pensées négatives et les remplacer par des pensées positives (p31)
  6. Virer (la plupart de) mes cartes de fidélité (47)
  7. Privilégier les circuits courts (48)
  8. Tester l’huile essentielle de palmarosa en remplacement de mon déo bio usuel (100)
  9. Eviter de faire du shopping pour me déstresser (p132)
  10. Prévoir davantage d’activités détentes en plein air avec mes loustics (p132)

minimalist cup

Mon avis humble et objectif

Sans vouloir faire de la publicité facile entre copines, ce bouquin est vachement bien ficelé. Il se lit agréablement et rapidement, comme un bon roman. Il donnerait même envie à un écureuil de vider son nid ! Bon, il manque de couleurs, dessins et tableaux récapitulatifs, mais ça, je suppose que c’est contraire aux principes minimalistes, donc je n’oserai pas m’éterniser sur ce sujet.

Et si après la lecture, vous voulez vous replonger dans une section bien particulière, pas de souci, la table des matières est tellement (voir, paradoxalement, un peu trop) détaillée que l’on retrouve tout, tout de suite!

Enfin, si cela ne vous suffit pas, tout est prévu: même une liste de sites web, de vidéos et de bouquins à consulter ! Par contre, aucune référence aux Chroniques de la Famille Maniaque. J’avais pourtant entendu dire que c’était un site très pertinent et sérieux. Un exemple parfait d’anti-minimaliste attitude!  Je dirais donc que ce livre est totalement incomplet ! Na!

Allez, ok,  je vous autorise à vous le procurer, celui-là…

minimalist run

 

A bientôt pour une prochaine lecture Maniaque !


 

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