Publié dans nutri maniaque

Menu Maniaque

Hello à vous, amis maniaques !

Ouf… elles sont passées ces fêtes. Il était temps, je ne rentre plus dans rien…

Et vous, vous avez déjà osé monter sur la balance?

 

Si oui, vous vous dites certainement « aïe, j’aurais pas dû… » Et vous n’êtes pas seuls. Mais ça, les commerçants l’ont bien compris.

Car impossible d’y échapper. Les régimes détox sont à nouveau partout !

Pire que les soldes, ceux-là. On nous les ressert à toutes les sauces.

Je me demande combien de pseudo nutri coacho-nutrithérapeutes vont de nouveau défiler à la télé pour nous bassiner les mêmes âneries.

 

Ben tiens, je vais donc vous proposer le mien ! Je vous le promets, dans 1 mois vous aurez perdu hmmmm, soyons fous, 10 kg !

Quoi, vous ne me croyez pas ?
Bande de suspicieux, va…

Bon, ok.  Vous avez raison, sur ce coup-là.

Je me lance.

Les régimes détox, c’est de l’intox.

Mais des gens intelligents comme vous le savent certainement…

Ne croyez donc pas tous ces charlatans qui vont vous vendre tout et n’importe quoi.

Pour être en bonne santé, il faut manger et vivre sainement toute l’année. Et ce n’est pas une semaine de thé et de jus de légumes qui vont changer la donne.

Ce serait trop facile, non, vous ne pensez pas?
Parce que vous savez quoi? Votre corps fait sa petite détox tout seul, tout le temps. C’est à ça que servent ces précieux organes appelés  le foie et les reins, voyez-vous.
Alors, de grâce, jetez immédiatement ce bête magasine qui vous promet des miracles. Hop, à la poubelle! C’est le 1er pas vers le minimalisme, hé hé!

Bon, sur ces bonnes paroles, on va parler menu.

A en croire internet, les mamans méga organisées savent bien rédiger des menus et adapter les listes de courses en conséquent.

Moi pas.

Comment ça, « moi pas »?

Ben non.

Maman Maniaque n’est pas capable de faire un menu à l’avance.

Voilà, c’est dit.

La diététicienne n’est pas foutue de s’imposer un menu à elle-même.

Faute avouée, à moitié pardonnée.

Les cordonniers sont les plus mal chaussés.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Mais, pourquoi ne sais-je pas faire un menu à l’avance?

Et bien, cela m’est impossible car j’entretiens un lien trop affectif avec la nourriture. Je mange selon mon humeur. Ne me demandez pas de manger des légumes vapeurs et du poisson blanc le jour où j’ai un gros coup de blues. Impossible. Sortez le chocolat et la raclette! J’arrive. Ou mieux. Aujourd’hui on cherche des pizzas. Il n’est pas question que je cuisine.

Et je suis certaine que beaucoup de monde est comme moi. J’ai donc beau anticiper mes courses, il m’arrive régulièrement de changer d’avis, parce que l’humeur n’y est pas. Ou pour des tas d’autres raisons, par ailleurs:

  • Un imprévu. Plus le temps de préparer la blanquette au menu. Ce sera une omelette à la place.
  • Un ou plusieurs membres de la famille qui vont manger ailleurs. Je ne vais quand même pas rôtir ce poulet entier pour 2 personnes !
  • Il me reste plein de nourriture de la veille. Aujourd’hui, on mange des restes.
  • Oups, il est bientôt périmé ce rôti…
  • ….

 

Alors comment est-ce que je m’en sors pour manger (plus ou moins) équilibré?

Avant, on disait entre professionnels de la nutrition que l’équilibre alimentaire se créait sur une semaine. Maintenant, on parle carrément de mois.
Ainsi, ce n’est jamais catastrophique d’avoir dérapé un jour ou deux. A condition de récupérer la mise un peu plus tard. Et de bouger.
Car l’équilibre alimentaire, c’est bien ce que cela dit.

Un équilibre.

Un équilibre entre:

  • ce qui entre : les calories de vos repas et
  • ce qui sort : la dépense énergétique, c’est à dire votre métabolisme + tout ce qui vous fait brûler des calories.

Donc que fais-je?

D’abord je me programme 2 à 3 séances de sport (moi c’est du jogging, mais à vous de choisir) par semaine. C’est déjà ça de mis du bon côté de la balance…

Ensuite, j’essaie de marcher le plus possible: prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur, me garer un peu plus loin, me promener… Si vous avez un compteur de pas sur votre montre ou smartphone: visez au moins 6000 pas.

Enfin, j’ai affiché dans la cuisine un semainier alimentaire. D’ailleurs, le voici, sur la porte qui donne vers la buanderie:

Et c’est là que vous vous dites: « Mais, qu’est ce qu’elle raconte, celle-là? Elle fait quand même un menu! »

OUI. Je fais un menu.

Mais… je le fais à l’envers…

Heuuuuuuu?

 

Ben oui, je ne le rédige pas à l’avance. Je ne fais pas mes courses en conséquent.

Par contre,  je  note tous les jours au menu ce que j’ai fait à manger.

Et j’avance ensuite de jour en jour.

 

Le résultat est le même. En choisissant mon repas, je regarde ce qu’on a mangé les jours précédents.

Si ce sont des repas méga caloriques, je sais qu’aujourd’hui, il est temps de faire du light.

 

Mode d’emploi du semainier « à l’envers »

L’avantage d’un tel système est sa beaucoup plus grande flexibilité.

Je note donc tous les jours le contenu des repas. Cette semaine-là, je savais qu’on mangeait de la raclette le dimanche en famille. Je l’avais donc déjà notée.

Ensuite, je choisis les repas au jour le jour en tenant à l’oeil les critères suivants:

  • Choix des sources de protéines:

    • viande rouge (boeuf, mouton, chèvre) maximum 1x/ semaine
    • viande hachée : maximum 1x/semaine
    • poisson : 1 à 2 fois par semaine. Faire attention que ce dernier vienne de pêche durable ou d’élevage.
    • porc 1x/ semaine maximum
    • volaille : 1x/ semaine
    • Alternative végétarienne : 1 à 2 fois par semaine : légumineuses (haricots blancs, lentilles, pois chiches, flageolets…), tofu, Quorn, seitan, tempeh…)
  • Choix des légumes:

    • Varier les légumes. Ils doivent être présents à chaque repas.

 

  • Choix des féculents:

    • Priorité aux pommes de terre: plus riches en eau et en fibres, moins riches en glucides que les pâtes ou le riz.
    • Pâtes : 2 fois max par semaine
    • Riz ou blé: 1 fois par semaine
    • Fritures: max 1 par semaine

 

Comment gérer les achats ?

Ben, justement. Cela nous facilite grandement les choses en faisant les courses. Ce système permet d’acheter ce qui nous plaît, ce qui est en promotion. On surgèle les viandes qui sont faciles à dégeler (par exemple, la viande hachée ou les filets de poisson).

Pour ce qui est des légumes, on achète en frais ce qui est de saison. Pour le reste, on travaille avec des surgelés non préparés ou des bocaux.

Enfin, si vous aimez les plats tout préparés: limitez-les à 1x/semaine. En effet, ils sont souvent plus gras, plus salés que ce que vous préparerez vous-même.

 

Sur ce, je vous souhaite un excellent appétit!

 

A bientôt chez la famille Maniaque !


Pour vous aider dans la réalisation de vos menus, je vous ai concocté une fiche de travail. 

Cliquez ici pour la version en PDF: composition de menu

Si vous désirez la version en WORD (pour la retravailler): envoyez-moi un mail via la boîte de contact. Je me ferai un plaisir de vous la faire parvenir.

composition de menu

Pour l’utiliser, rien de plus simple! En revenant de vos courses, notez les viandes, poissons et produits végétariens achetés, ainsi que le jour max pour les consommer (colonne DLC).
Notez (ou recopiez de la semaine dernière)  dans les cases « congélo » et « placard » votre stock en sources protéinées (ex. les fishsticks que vous gardez toujours « au cas où »).

Maintenant, vous pouvez composer votre menu à partir du jour des courses (c’est pour cela que je n’ai pas rempli la colonne « jour »…):

  • en anticipant la semaine
  • ou de façon rétroactive, de jour en jour, en barrant au fur et à mesure les aliments consommés de la colonne « frigo ».

Pensez évidemment à respecter les dates limites de consommation (DLC)…

Bon amusement !

2 commentaires sur « Menu Maniaque »

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